Le blog de Fafa

Mon année malgache, peut-être plus ?

Découvertes

29octobre

Le récit reprend samedi 18.

Je me réveille et réalise que c’est mon premier week-end dans mon “chez moi”. M’étant levé assez tard, je passe la fin de la matinée à ranger mes affaires. Une fois cette lourde tâche accomplie, je me douche et me prépare pour aller manger. Une envie de fast-food me guide vers le “Kassdal”, un fast-food malgache que Nicolas K. (un gars de Bull Madagascar, j’utilise les prénoms Groxx ;) ) m’avait fait découvrir peu de temps après mon arrivée. Je me commande un américain: 2 pains avec dans chacun 2 steak hachés, des tomates, de la salade et des frites. Avec un coca pour faire passer le tout ! Je pense quand même à vérifier que j’ai assez de liquide pour payer mon repas. Très bon réflexe… Je n’ai pas assez d’argent… Je vais voir la serveuse, l’informe de mon problème et elle me dit: “Pas de soucis, tu peux aller retirer de l’argent pendant qu’on te fait le sandwich”. Je la remercie en pensant qu’heureusement que je suis blanc. Je ne sais pas si elle aurait accepté qu’un client malgache s’absente comme je l’ai fait. 15 minutes plus tard, je suis de retour avec assez de liquide et mon sandwich qui attend de se faire dévorer !

Une fois l’addition payée, je me dirige vers l’hôtel “Le cactus vert”. J’ai bien sympathisé avec son propriétaire, Christian. On a programmé de faire les courses cette après-midi. Faire les courses signifie aussi profiter de mon visa temporaire pour faire des achats en duty free ! On fait nos emplettes à Leader Price et on passe au duty free et on est de retour à l’hôtel. On prend un apéro puis je dîne là bas. En fin de soirée, il me ramène. On a programmé d’aller à un endroit nommé “Club le CAR”. CAR pour Cercle des Amis de la Réunion. Comme le nom ne l’indique pas, c’est un club pour français !

Dimanche 19. Lever tôt. Le soleil se lève vers 5h du matin. Je prends mon petit-déjeuner, me douche, m’habille avant de partir pour le Cactus. Là bas, je retrouve Christian avec son fils Christopher qui, à 6 ans, fait la taille d’un gamin de 8 ans et s’annonce comme un futur géant ! On est censé aller au CAR avec 2 filles, une ancienne institutrice de Christopher et une copine à elle, Aurélie. On ne voit arriver ni l’une, ni l’autre… Je passe un coup de fil à Aurélie (merci mon forfait illimité !), elle arrive en taxi. Sa copine devrait pas tarder non plus. Une fois toute le monde réuni, on part en voiture ! Christian en profite pour s’arrêter à un magasin de bricolage (je me rapelle plus son nom) et à un supermarché (Jumbo). Le magasin de bricolage ressemble comme deux gouttes d’eau à un magasin français ! Y a juste plus de produits chinois… Vraiment plus… Au jumbo, on retrouve l’ambiance d’un supermarché classique et pas mal de produits français. 10 mn de trajet en voiture et on arrive enfin. Le buffet est quasiment vide. Il n’y a même plus d’oeufs mimosa… Dommage, c’est ça que je voulais… J’utilise donc une des choses que j’ai apprises ici, ne pas se laisser démonter. J’insiste auprès du serveur “Tu es sûr qu’il n’y en a plus ??? Non, on a tout fini… Il vous reste pas des oeufs et de la garniture ??? Vous faites cuire les oeufs et y aura de nouveau des oeufs mimosa !!! Non, il n’y a plus d’oeufs…” Tant pis, je subis mon échec et choisis, au hasard, des trucs à grignoter sur le buffet. Je mentionne ma défaite oeufs mimosa-esque à Christian qui s’empresse d’aller en remettre une couche auprès du serveur. 10 mn après, on voit arriver la garniture des oeufs mimosa. Sans les oeufs, vu que y en avait plus bien sûr et on a droit à des excuses de la restauration. J’en demandais pas tant ! Il y a une piscine mais je peux pas me baigner car la cicatrice de mon opération de mon ongle incarné n’est pas encore complètement refermée (Elise, je me suis finalement fait opérer 5 jours avant de partir. Je sais pas si tu avais remarqué que ça n’avait pas guéri. Mais, bon, je voulais continuer ma rééducation…). On laisse donc les 2 filles se baigner et on va faire le tour du propriétaire entre homme. L’endroit est grand. Bien situé car pas loin de Tana. Mais assez dépaysant quand même. Les responsables ont des idées plein la tête. Tout les bénéfices sont réinvestis dans ce projet, ça promet de devenir une sorte de camp de vacances associatif pour français. On revient le soir et je mange encore au Cactus puis me fait ramener par Christian.

Du lundi 19 au vendredi 23: pas grand chose à écrire… Boulot, dodo, achat de trucs pour mon appart et démarches administratives. Je cherche pas à sortir cette semaine et fais mon autiste. J’assume. Un seul truc à noter: des gamins qui essaient de me voler dans mon sac à dos. Ils font semblant de te demander de la thune et essaient de t’ouvrir le sac. Heureusement ou malheureusement, ils ne sont pas discret et on s’en rend compte assez facilement. D’autant plus que je suis méfiant quand des gamins font la manche car ils sont en majorité des pick-pocket. Bref, je capte leur manège et dis au gamin qui a entrouvert la poche avant de mon sac à dos où se trouve uniquement un stylo à bille Bull: “Quand t’essaie de voler quelqu’un, sois discret au moins.”

Vendredi 23 au soir, je pars au bord d’un lac nommé Mantasoa avec d’autre gars de ma boîte. Je vous laisse le suspens de mes péripéties pour le prochain article !

Ca y est, je rattrape mon retard ! Bon, j’ai fait un gros raccourci de ma semaine !

Où en étais-je ?

21octobre

Un peu de retard dans l’actualisation de mon blog ! Mais finalement, un nouvel article ! (La personne qui m’a dit, j’attends la suite de tes aventures se reconnaitra) Lors de l’écriture du dernier article, il devait être environ 10h et j’écrivais depuis ma chambre d’hôtel. Maintenant, il est huit heures moins dix et j’écris de mon appartement (je n’ai pas encore fait de photos, j’attends d’avoir mon accès internet plus rapide et tant désiré !). Le récit reprendra donc aux environ de 10h le dimanche 12 octobre. Préparez-vous à lire beaucoup.

Après avoir fini d’écrire mon article sur le blog, je décide de me faufiler dans le salon de l’hôtel pour essayer d’y croiser le patron de l’hôtel pour me tenir informé de l’avancement de notre sortie au salon de l’hâbitat ! Il n’est pas là mais je tombe sur une fille (si vous vous rappellez l’article précédent, le serveur de l’hôtel m’avait demandé comment draguer une française. Cette française, c’est elle). J’avais remarqué, que lors des deux repas précédents, elle s’était uniquement nourrie de frites. Et là, je la vois avec un coca. J’entame donc la conversation avec elle tout en m’asseyant à ses cotés. Tu fais un régime frites-coca en ce moment ? La discussion s’engage. Elle faisait un stage dans la brousse en tant qu’éducatrice spécialisée mais est tombée malade (vomissements durant 3 semaines). Elle a été rappatriée d’urgence sur Tana, direction l’hôpital où elle a été soignée. On lui a donné des antibiotiques qui ont, je l’espère, fait effet. Elle me raconte la vie en brousse, les cérémonies mortuaires, ses conditions d’hospitalisation (traces de sang séché sur les murs, toilettes insalubres). On parle de tout et de rien. Je lui explique qu’est-ce que je fais ici. Je ne sais comment, on en vient à parler d’ongles incarnés. On sympathise bien. A un moment, le patron de l’hôtel entre en scène. Je lui demande quand est-ce qu’on va au salon de l’habitat. Il me répond en début d’après-midi, va manger en ville en attendant qu’on parte (le restaurant de l’hôtel est fermé le dimanche). Je motive la française à venir manger avec moi. On va manger des pizzas au Sakamanga. Le dimanche après-midi, on va ensemble au salon de l’habitat (le patron, la française et moi). Je rencontre sur place une personne de Guy Hoquet pour visiter des appartements. Grâce au patron, j’obtiens un rendez-vous le lendemain à 14h30. Les relations, ici, c’est utile plus que jamais. Le soir, je mange avec la française fraîchement rencontrée et d’autres françaises (mais beaucoup plus vieilles). On se donne rendez-vous le lendemain matin à 8h pour faire mes visites d’appartement ensemble en attendant son rappatriement incessant.

Lundi 13 à 8h. Je ne m’étonne pas de ne pas la retrouver pour le petit-déjeuner. Elle est vraiment fatiguée par la maladie étrange qu’elle a attrapée en brousse. Je fais une visite d’appartement le matin. Un véritable taudis. Le frigo sentait le moisi. Des restes de nourriture trainaient dans les placards. Je rentre un peu dépité à l’hôtel en me disant que je vais être obligé de choisir le moins taudis de tous ces logements. La française est en train de manger son petit-déjeuner près de midi. Elle m’explique qu’elle a été malade cette nuit et qu’elle n’est pas arrivée à se lever. Un peu plus tard, on déjeune ensemble et avec les deux françaises plus agées. Une fois le repas fini, je pars avec la française pour les visites d’appartement. Première visite: taudis. L’agent immobilier pense à des appartements en rénovation. On décide d’y aller. Un studio. Propre. Neuf. Eau et électricité comprise. Gardien et femme de ménage aussi. Je le prends. Je signe le bail et il est l’heure de manger. J’apprends que la française va se faire rappatrier cette nuit. On mange une dernière fois ensemble et je lui dis “au revoir”. Echange d’adresses email. Je la regarde partir en taxi avec les putes en arrière-plan. En rentrant à l’hôtel, la réceptionniste me voit et me dit: “la fille est partie ? c’est dommage !” Je croise le patron de l’hôtel qui me dit: “Hé ben, on allait vous marier !”. Sur ces bonnes paroles, je vais me coucher car demain, c’est mon premier jour de travail.

Le réveil fut difficile. Je trouve quand même la route jusqu’à mon entreprise. Je rencontre mon équipe malgache, les personnes importantes. Bref, je prends mes fonctions. Je découvre qu’ici il faut une demi-journée pour obtenir un cable réseau. Et encore, c’est moi qui suis allé le chercher ! Le soir, je rentre à l’hôtel où je dors encore une nuit avant mon déménagement. Le patron de l’hôtel m’avait invité à un cocktail à l’hôtel Carlton. Bon cocktail, de très bon petits fours et très intéressant au niveau relationnel (je rencontre des personnes plutôt importantes). On finit la soirée au casino. Je gagne 5000Ar (2€) et décide d’arrêter là. Le patron joue plus que moi mais perd tout finalement… On rentre à l’hôtel où on tombe sur une personne importante du cocktail en train de picoler. Alors, forcément, on arrive à la rescousse. La soirée se termine assez tard et d’une façon assez trouble.

Le lendemain matin, deuxième journée de travail et état des lieux avec mon propriétaire. Je suis un peu HS mais tout se passe bien. Le soir, j’inaugure mon premier repas dans ma nouvelle demeure avant de m’endormir assez rapidement. La fatigue et le stress lié à la recherche d’appartement s’évanouissent durant mon sommeil.

Troisième journée de travail (jeudi 16). Journée normale, je mange avec des français alors qu’avant j’avais mangé uniquement avec des malgaches (mon estomac a tenu le coup). Le soir, je sors avec un français au restaurant. Je rencontre sa bande d’amis. Notamment, la copine d’un expat qui s’est fait tué il y a peu. Un meurtre horrible dont je passe les détails. Elle est anéantie. Elle me donne l’impression d’un pantin désarticulé. Sans vie. Sans volonté. Un beau gâchis. Vendredi 17. La personne à qui j’avais demandé des renseignements est absente. Je passe une journée assez oisive…

Bon, il est 20h30 pour moi et j’ai très faim ! Cet article s’arrête là mais je vais rattraper mon retard de publication ! Promis ! Merci à toutes les personnes qui ont posté des commentaires, à ceux qui ont envoyé des mails et tous ceux avec qui j’ai parlé par n’importe quel moyen ! J’ai une pensée particulière pour une libraire et une kiné qui m’ont dit que j’écris bien. Merci, ça me fait plaisir ! Mes chevilles enflent et ma plaque me gênait déjà pour marcher alors je vous laisse imaginer comment je traine la patte !

Demain c’est loin

12octobre

Cette semaine sent le rhum et les filles faciles. J’ai galéré pour trouver un logement. Je n’en ai toujours pas d’ailleurs. Trop d’arnaques à vazaha… Mais je commence à avoir de bonnes pistes. Cet après-midi, je vais au salon de l’habitat avec le patron de mon hôtel, on a bien sympathisé. Je dois y rencontrer un agent immobilier. Demain, j’ai deux visites de prévu. L’avenir s’annonce un peu plus certain et beaucoup moins cher que tout ce que j’ai pu voir cette semaine. Entre le taudis et l’appartement meublé tout confort à 600€, on a bien cherché à me baiser… Là, je tourne plus à 300€ le meublé avec eau et électricité, c’est plus raisonnable et en négociant bien, je peux avoir un bon rabais.

Le rhum malgache… J’en ai pas mal bu cette semaine… Le patron de l’hôtel me servait des tournées, ça ne se refuse pas ! Du rhum arrangé à la vanille ou aux fruits ! J’ai souvent mangé avec lui le soir d’ailleurs. C’est comme ça que j’ai rencontré un ami à lui, grand expert des filles malgaches.

Un soir, après avoir bien bu de la THB (toujours gratuitement, c’est utile d’être jeune ici !), on mange et l’ami au patron de l’hôtel me demande si je suis déjà allé au Glacier. Non, je ne connais pas… Ah, mais c’est un endroit à voir ! Direction le glacier. On arrive. Entrée à 2500 Ar (1€). On rentre. La porte s’ouvre pour laisser apercevoir un bar dansant rempli de filles. Tous les regards se braquent sur nous. On s’installe au bar, on commande une bière. Dans la minute qui suit, des filles nous accostent. Je comprends pourquoi il est venu ici, je lui rapelle qu’il est marié sans grande conviction et m’occupe de la petite qui me tourne autour. Elle se présente, je me présente, Julien (faux prénom, enfin, juste mon deuxième prénom), je me rapelle pas du sien. Elle parle pas très bien français et elle me fait vite chier alors je lui explique que je suis pas venu pour les filles et qu’elle peut repartir. Air dépité… Paie moi un coca ! Y a pas moyen ! Je la vois tendre la main et attraper une bouteille de coca servie par la barmaid ! Très bonne stratégie ! Je regarde mon collègue et me dit que, de toute façon, je lui ferais payer la note. Bon maintenant que tu as eu ton coca, tu dégages. Elle apprécie pas et se barre. Enfin seul ! Pas pour très longtemps puisque d’autres filles viennent m’accoster. Une vient me parler, je lui réponds, tu m’intéresses pas mais au moins tu vas m’être utile, dit moi où sont les toilettes. J’y vais. Je reviens. Les filles ne m’emmerdent plus trop. Quinzaine minute plus tard, l’affaire est dans le sac pour mon ami qui s’est trouvé une amitié d’un soir et on rentre à l’hôtel. Je paie le taxi et lui se faire arnaquer d’un peu de monnaie par une autre fille qui a ramené son sac à main à sa copine. On arrive à l’hôtel, je lui souhaite bonne nuit et vais me coucher. Et ben, les bars à putes, c’est quelque-chose !

2 jours après, on remange ensemble et il est motivé pour aller à l’indra, une boite de nuit populaire. J’accepte en sachant que je vais sûrement avoir à dégager toutes les putes qui t’accostent. En fait, c’est plutôt calme, les filles ne sont pas aggressives. On était sur un canapé avec un groupe de filles. Lui en a sélectionné une et moi j’ai discuté avec une autre qui parlait assez bien français. Ici, il y a bien du reggae, d’ailleurs Alpha Blondy doit venir à Tana. Il y a du punk aussi et quelques rave parties ! Je devrais arriver à sortir dans des endroits sans putes et avec de la musique que j’aime bien ! Elle m’explique qu’elle fait des études et qu’elle ne se prostitue pas. Je ne sais pas si c’est vrai ou pas mais je continue à lui discuter. Apparement, elles seraient toutes 3 soeurs. En tout, elle a 7 frères et soeurs. Elle hallucine que je n’ai qu’une soeur… On discute encore puis mon ami, amateur de filles faciles, veut rentrer pour profiter de sa nuit ! Je dis au revoir à la fille. On rentre à l’hôtel. Je dis au chauffeur de taxi, 3000 Ar pour la course. On est d’accord sur le prix. A l’arrivée, je lui donne un billet de 5000 Ar. Tiens, il n’a pas 2 billets de 1000 Ar pour la différence… Je lui dis, c’est marrant comme coincidence. Il me regarde avec un sourire. On sait tous les deux qu’il m’arnaque mais je m’énerve pas et sors du taxi avec le couple fraichement formé. Une fois à l’hôtel, mon compagnon de sortie veut de l’huile de massage pour se faire “masser” par sa nouvelle copine. Pendant qu’il la choisit, j’en profite pour discuter avec la fille de joie. Elles sont cousines. Tiens, elle m’avait dit soeurs… Je lui dis, alors tu vas lui faire un massage ? Elle me dit oui. Je lui réponds, ca serait pas un massage amélioré, elle rigole. Je dis au revoir aux tourtereaux et vais me coucher.

Voilà à quoi une situation économique pourrie peut amener… Je n’émets aucun jugement de valeur sur le gars ou la fille. Ils sont tous les deux adultes. Ca lui permet de vivre confortablement. Mais, pour moi, c’est une vie de galère. Et, pour tous ceux qui se le demandent, non, je ne toucherais pas aux putes ici !

Le respect s’acquière. Particulièrement ici. Je pense que, du moins à l’hôtel, je suis moins considéré comme un vazaha. Je ne profite pas de leurs filles, je ne les prends pas de haut et je m’efforce d’apprendre des mots et structures simples de leur langue. Le serveur malgache de l’hôtel m’a demandé comment on draguait les filles françaises. Il me dit, il faut aussi leur donner un peu d’argent ? Non, fais surtout pas ça…

Mon logement, je suis confiant, je pense arriver à trouver un truc pas trop mal. Mais maintenant, je sens que ça va être la merde pour mon visa…

Cet article est peut être trop négatif mais il reflète ma vision de cette semaine. J’espère juste qu’il n’est pas manichéen. La situation est complexe et les gens réagissent de différentes manières pour s’en sortir.

Premières impressions

4octobre

Je poste ce premier article depuis mon arrivée à Tana.  J’écris depuis une connexion satellite donc ca rame pas mal (en attendant que je puisse me connecter de chez Bull ou que j’ai un appart et que je prenne l’adsl). Je suis actuellement hébergé à l’hôtel, il est sympa (propre et agréable).

Mon sentiment sur le pays n’arrête pas d’évoluer au fur et à mesure des rencontres que je fais. Le premier jour fut le plus gros dépaysement de toute ma vie: je rencontre des charettes à zébus, la conduite à Tana, les rizières, les bidonvilles, les gens qui font sècher leurs vêtements sur l’herbe, les enfants pieds-nus qui mendient dans la rue, les vendeurs qui t’interpellent dans la rue pour te proposer des produits à te vendre…

Je mange mes premiers plats malgaches ce jour-là: je décide d’inaugurer mon arrivée avec un plat traditionnel (à base de viande de zébu, j’essaierai de retrouver le nom), c’est pas mauvais mais je ne suis pas fan. Le soir, on me fait découvrir Tana, c’est à la fois grand et petit, on a vite fait le tour des endroits stratégiques mais les habitations sont très étalées géographiquement. Pour le diner, je goûte une THB, la bière locale, bonne et très rafraichissante, ca fait plaisir. A tous ceux qui ont bu un verre avec moi dans un bar et à qui j’ai fait la remarque, pourquoi les bars ne servent-ils pas de cacahuètes avec les boissons ? Et ben, à Tana (je sais pas dans le reste du pays), ils donnent des cacahuètes !!! Je peux même vous dire ce qu’il s’est passé, dans le bar où on est allé (je ne connais pas les autres), quand les cacahuètes sont finis, on nous donne du pop-corn !!! Il parait qu’après le pop-corn, il y a des olives (dommage, j’aime pas ça) !

Le deuxième jour, j’essaie de prendre mes repères, ca reste dur, je viens d’arriver. L’après-midi, je rencontre mon futur boss, il me parle de Madagascar, de mon rôle ici, de la pauvreté et comment l’appréhender, tout cela avec une lucidité hallucinante. La majorité des expats que j’ai rencontré ont vraiment une vision de leur boulot que j’apprécie (et un comportement que j’apprécie aussi). A la fin de ce deuxième jour, je sais que j’ai fait le bon choix de partir. Je vais sûrement rester 2 ans ici plutôt qu’une seule année comme prévu dans le contrat initial car ces 2 ans seront formateurs autant d’un point de vue personnel que professionel (si je fais bien mon boulot bien sûr).

Troisième jour, c’est à dire aujourd’hui, je suis passé voir une agence immobilière pas loin de mon hôtel pour voir les offres. On m’a parlé d’un F1 meublé à 500€ eau et électricité comprise. Je ne connais pas la superficie mais je crois que lundi je vais leur demander les pas meublés aussi et voir le prix des meubles locaux car je trouve ca quand même horriblement cher (bon d’accord, y a la tv, des draps, des couverts, bref tout, mais c’est cher !!!).

Ah oui, hier soir, j’ai mangé de l’émincé de poulet à la vanille, c’est vraiment de la bombe !!! La bouffe est vraiment succulente !!!

Le 11 octobre, le chanteur Raphaël passe à Tana, le billet est à environ 12€ d’après mes calculs, je me tate à en prendre un, je verrais, faut que je trouve un plan clair de Tana pour situer tous les quartiers (et l’endroit du concert…) mais j’ai une semaine pour ça !

Ah oui, j’arrive à ne plus trop me faire emmerder par les vendeurs dans la rue, c’est vraiment agréable aussi !

Il faut que je prenne des photos pour vous montrer la vie locale car il y a vraiment beaucoup de choses à découvrir !

J’adore quand un plan se déroule sans accroc ! La suite

23septembre

Fafa as Hannibal Smith

Samedi soir (20 septembre), mon dossier pour le visa long séjour est quasiment complet: il me manque 2 documents fournies par Ubifrance.

J’envoie un mail assassin à Ubifrance afin de les recevoir lundi matin et pouvoir aller au consulat de Lyon lundi aprèm (oui car j’avais aussi téléphoné pour savoir s’ils délivraient des visas et sous quel délai: 48h).

Lundi matin, réveil difficile, bon je me motive quand même à aller sous la douche. Tiens mon portable sonne, bon, on verra après.

Salut fabien, c’est élise, tu avais séance de kiné à 9h30… Shit happens !!! 9h15, heureusement que c’est à coté de chez moi, je me sèche vite fait, enfile les fringues les plus pourries que je trouve (celles avec lesquelles je fais le ménage !) et hop ma demi séance de reéduc !

Retour chez moi, pas de nouvelles d’Ubifrance. je leur téléphone: c’est l’entreprise qui a ces documents. Shit ALWAYS happens.

J’appelle Bull France, je les ai pas. Je réessaye une demie-heure plus tard, ils les ont pas non plus. Bon, je vais partir prendre mon train, vous trouvez un moyen de me les envoyer sur place, je me chargerais de les imprimer. Dans le train, coup de tél, Ubifrance les a scanné et me les a envoyé.

Comment je fais pour les imprimer ? Je retrouve mon cousin à Part-Dieu, pas de cybercafé à l’horizon. Aucune solution en vue à part un coup de poker. Je suis client international au crédit agricole part dieu depuis peu (histoire de plus payer les frais de virements internationaux). Je vais voir si ma conseillère peut m’imprimer les documents. Elle est pas là mais une autre femme accepte de me les imprimer. Merci. Big Up à elle et au crédit agricole centre est de Part-Dieu.

Mon dossier est complet ! Direction le consulat !

Au consulat, je rencontre ma première malgache, la secrétaire. La bouffe française ne fait pas du mal qu’aux français… Mon dossier est complet, j’aurai mon visa mercredi aprèm !

Quoi, je lui fais répéter au moins trois fois, il me manque rien ? Je n’aurais pas besoin de parcourir la moitié de la France en 24h ??? Non sérieux, c’est trop facile !

Voilà, tout est bon pour mon départ ! J’ai simplifié l’histoire de mes péripéties car ca aurait été vraiment long sinon !

J’adore quand un plan se déroule sans accroc !

23septembre

Fafa as Hannibal Smith
Vendredi soir (19 septembre), le destin a décidé de frapper à ma porte: j’ai besoin d’un visa long séjour transformable pour pouvoir partir… On s’était arrangé avec le gars de Bull pour prendre un visa touriste à l’aéroport de Tana et bidouiller sur place. En fait, ça passera pas. Bon, Ubifrance m’envoie une note pays (que je n’ai jamais reçu auparavant), deux documents sont à demander au gars de Bull. Il me les envoie en une demi-heure.

Mais je vois surtout un papier avec un nom qui fait froid dans le dos: Extrait de casier judiciaire. Merde, moi le violeur récidiviste, je vais pas pouvoir partir… Bon, comment on fait pour l’obtenir ? Voie postale ou internet: délai d’une semaine environ. Ca va pas le faire, j’en ai besoin avant (pour avant le 26 septembre)… Je regarde vite fait le site du gouvernement. Il y a un moyen d’obtenir son casier immédiatement, il faut se rendre à Nantes ! En plus, ils sont ouverts le samedi matin. Alors les TGV samedi matin, mmh… Arrivent trop tard… Ah !!! Je peux partir ce soir, alors train de nuit, 10h26 de trajet, c’est parti ! Faut que je sois à la gare dans une grosse heure. J’emporte le minimum: trousse de toilettes, porte-monnaie et carte 12-25, un pull car à Nantes, il doit faire plus frais qu’à Grenoble. J’annule ma fête de départ et je suis parti.

A la gare, regard halluciné de la vendeuse, vous voulez un train pour Nantes ce soir ??!!! Oui, train de nuit, arrivée à 6h57. Ok, je l’obtiens. Et le retour, vous y pensez ? Non, je verrais sur place, je dois y aller !

Le train de nuit, c’est chouette, on fait plein de rencontres sympas, c’est comme une colo ! J’arrive à Nantes, je vais boire un choc’ chaud au café du coin. Ouah, j’ai encore sommeil, on dort pas très bien dans ces trains de nuit… Un parc, des bancs, je m’endors avec mon portable programmé pour me réveiller et pouvoir aller chercher mon casier à temps.

Service des casiers judicaires, bonjour, je voudrais 2 copies d’extrait de casier judiciaire, voici ma carte d’identité. Merci, alors, ca ressemble à quoi ?

Un papier bleu avec une grande barre noire et écrit en dessous: la barre noire veut dire qu’aucune condamnation n’est enregistré… Tout ça pour un trait…

Je visite après le château de Nantes et me motive à rentrer à Gre, je prends le tgv cette fois et arrive à 19h11 (départ à 12h52) . Un putain de connard qui me shoote dans les pieds quand je m’endors durant tout le trajet…

Voilà, le plan nantais s’est déroulé sans problème !

Encore des préparatifs

27août

Ça y est, j’ai reçu mon passeport ! Je trouve que j’ai vraiment une tête de con dessus mais bon, c’est pas grave, je le garde que 10 ans :)

J’ai aussi renvoyé par Fax ma lettre d’engagement Ubifrance. J’ai envoyé un mail au gars de Madagascar pour avoir ma date de départ et plus de détails (compagnie aérienne et tout et tout).

Pour ceux qui sont déjà passés sur ce blog avant, le thème a changé. Je vais garder celui-là, il est joli. Il y a deux trois modifs à faire et ce sera parfait ! Installer des plugins aussi pour rendre le site plus convivial (cf les photos à gauche).

Je vais aussi m’acheter un compte Flickr pour déposer mes photos, c’est pratique et je pourrais aussi en afficher ici sans trop de problèmes.

Reste les vaccins, chers à acheter ! Et aussi ma cicatrice, mais elle a l’air d’être décidée à se refermer la petite !

Passeport: Done !

6août

Voilà, ma demande de passeports a été déposée ce matin à l’hôtel de ville de Grenoble. Un gentil gardien m’a autorisé à venir m’asseoir à l’intérieur alors que ce n’était pas encore ouvert !

Mon duplicata de facture GEG (que nous n’avons jamais reçu, si quelqu’un de la GEG lit ce blog, qu’il m’envoie un mail car on reçoit plus nos factures) est passé.

Je recevrai mon passeport le 27 août mais le monsieur du guichet m’a glissé qu’il serait possible qu’ils le reçoivent le 21 août. Je leur passerais donc un coup de fil !

La prochaine étape sera les vaccins. Hépatite A, B, traitement contre le pallu. De nombreuses piqures m’attendent. Heureusement, j’ai de l’entraînement maintenant !

Soirée de départ de Groxx

1août

Et oui, il n’y a pas que moi qui quittre Grenoble, Groxx s’en va aussi ! Une soirée pour fêter son départ et c’est l’occasion d’essayer ma caméra.

Bilan: la caméra est excellente !

Groxx, bon courage à toi ! On se revoit bientôt !

Et hop, au passage, je teste vimeo qui va me servir à héberger mes vidéos, si vous voyez des vidéos à la suite de ce texte, c’est que je suis arrivé à faire ce que je veux !

C’est parti pour un tour !

11juillet

Ca y est. J’y suis enfin arrivé ! Je pars une année à l’étranger !!! Une année de VIE pour Bull à Madagascar.

Je suis super content !

Je peux rayer une ligne de ma liste des choses à faire dans ma vie, bon il m’en reste:

  • faire un tour du monde (réalisation hyper probable)
  • devenir président (je tenterais au moins le coup de devenir maire)
  • voir RATM, Prodigy (Nirvana, il paraît que c’est cuit…) en concert
  • devenir aussi baraque que Brad Pitt dans Fight Club (une tentative l’année dernière, merci Fabien Gay pour tous les conseils mais le chemin reste long)

Je ne compte pas vivre toute ma vie à l’étranger, mais c’était une expérience que je souhaite tenter depuis tellement longtemps que je ne pouvais pas la refuser. Dans quelques mois, au revoir famille, amis, et mon quotidien grenoblois. Ce qui est dommage, c’est que ça tombe pile-poil au moment où je commence à vraiment apprécier la ville.

Et voilà, une ligne en moins dans ma todo-in-the-life list.

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